Education

Les bobtails sont généralement reconnus pour leur gentillesse, pas pour leur « mordant. »

 Il n’empêche que comme tous les chiens, les bobs ont besoin d’une éducation, et ce d’autant plus qu’ils peuvent se révéler très « têtus » ! Pour bien comprendre cette nécessité, quelques connaissances de base s’avèrent indispensables.

 La période de socialisation du chiot s’étend de 21 jours à 3 ou 4 mois. C’est la période d’apprentissage de la vie sociale, qui débute par une période d’attraction (le chiot n’a peur de rien) et est généralement suivie par une période d’aversion (le chiot a peur de tout ce qui est nouveau). Il est donc primordial de mettre à profit cette période pour le stimuler au maximum, en lui offrant la possibilité de rencontrer des situations très différentes. Plus un chiot sera élevé dans un environnement calme, plus il sera peureux une fois adulte. (N’hésitez pas, par exemple, à laisser votre petit compagnon devant la télévision à l’heure des séries policières pendant lesquelles on entend des sirènes de voitures, des cris, etc.). C’est aussi le moment de l’habituer à son environnement futur : les enfants par exemple, mais aussi les autres animaux. De même, cette période est celle du renforcement de l’apprentissage de la hiérarchie. Il est indispensable que le chiot apprenne quelle est se place dans la meute, c'est-à-dire la famille. Pour cela, si nécessaire, vous pouvez lui imposer des postures de soumission (maintenu sur le dos ou par la peau du cou). Enfin, il est aussi très important de multiplier les activités ludiques en le sanctionnant s’il ne contrôle pas encore très bien son attitude de joueur, par exemple, l’intensité de ses morsures.

            Le maître mot de l’éducation d’un chien est : LA COHERENCE ! Face à une situation donnée, votre attitude devra toujours être la même. Sinon, votre chiot sera « perdu », ne saura pas quelle doit être sa réaction, et une fois adulte, ne sera pas digne de confiance. Mais cette cohérence (qui en plus fera son bonheur), ne peut venir que de vous.

Après cette introduction un peu longue suivent quelques conseils :

            -Tout d’abord, lorsque vous donnez un ordre à votre chien, ne pas faire de discours : il ne comprendra pas. Deux solutions en  fonction de la situation : ou le féliciter, ou dire « non »de façon énergique.

            -Les caresses (câlins, bisous, etc.) sont toujours une approbation de ce qu’a fait le chien. Donc, ne pas les distribuer à mauvais escient. Exemple : lorsque vous allez chez le vétérinaire, l’environnement va inquiéter votre chien. Si vous le caressez pour le rassurer, vous lui dites qu’il a raison d’être inquiet. Faites lui plutôt comprendre, par le ton de vos paroles et votre attitude que ses peurs sont risibles ; Il a confiance en vous, il vous croira.

            -Propreté et connaissance du nom :

  *Propreté : Sortir le chiot au réveil et après chaque repas (et à tout autre moment de la journée si vous le voyez tourner en rond). Dés qu’il fait ses besoins dehors, le féliciter.

  *Connaissance du nom : toujours employer le même (les petits surnom « d’amour » seront pour plus tard).

            -Le rappel : vous aimeriez beaucoup faire de grandes balades avec votre chien galopant devant vous. Problème : il n’a pas de rappel. Que faire ? 2 solutions :

  *Vous attachez une longue corde (légère) à son collier et vous le laissez s’éloigner de vous. Vous l’appelez, il ne revient pas ? Vous enroulez doucement la corde de façon à l’obliger à revenir.

Lorsqu’il est proche de vous, vous le félicitez (n’hésitez pas à exagérer les félicitations, il aimera ça !)

  *Lorsque le chien ne veut pas revenir, vous l’appelez en lui montrant que vous avez en main quelque chose qu’il aime (croquettes, fromage …) et vous lui donnez dés qu’il obéit ; Il associera rappel et récompense et  ne sera que trop heureux d’obtempérer à votre ordre.

            -Assis/couché :

  *Assis : première chose à faire : lorsque votre chien s’assoit sans que vous lui ayez demandé, ponctuez toujours son mouvement du mot « assis » ! Vous devez bien articuler pour qu’il retienne le mot. Si ce n’est pas suffisant pour lui en faire comprendre la signification, tenez une friandise au dessus de son nez de façon à ce qu’il soit obligé de lever la tête pour la voir, puis bougez votre main de manière à ce que, pour continuer à voir « l’objet de ses désirs », il lui faille reculer. Ce mouvement, toujours la tête levée, va le déséquilibrer. Comme il ne tient pas particulièrement à se casser la figure, il va s’asseoir.

  *Couché : Dans un premier temps, comme pour le « assis », tentez de lui faire comprendre le mot lorsqu’il se couche naturellement. Si ça ne marche pas : lorsque le chien est assis, toujours avec quelque chose de bon, vous abaissez votre main jusqu’au sol. La tête de votre chien va suivre. Lorsqu’il a le nez par terre, vous éloignez votre main de son corps, vos deux mouvements juxtaposés formant une sorte de L. Il suivra la friandise  et sera ainsi obligé de s’allonger. Encore des félicitations et la récompense promise.

            - La marche au pied : Quoi de plus agréable que de marcher avec un chien en laisse qui ne tire pas ? Là, c’est simple. Seule la répétition de l’apprentissage sera payante. Avoir une laisse normale (pas à enrouleur), et dés que le chien commence à tirer, le ramener vers vous en employant toujours les mêmes mots : « Médor, au pied » ! (Attention, à chaque tentative, vous devez immédiatement riposter par une traction sèche qui le bloquera dans son élan. Il faut absolument synchroniser la traction et la faute).  Répéter l’exercice plusieurs fois par jour par tranches de 5 à10 minutes. Là encore, soyez cohérent. Votre rappel doit être systématique. Il finira par comprendre. Ne jamais arrêter l’exercice sur un échec.

            -Pas sauter : Certains chiens, et notamment les bobtails sont tellement heureux de rencontrer des gens qu’ils sautent pour leur faire la fête. Ce n’est pas très agréable, et dangereux quand l’heureuse bénéficiaire est une mamie de 80 ans. Comment leur faire oublier cette « douce »  habitude ? Lever la jambe pliée de façon à ce que le chien se heurte à votre genou. Il sera déstabilisé et préfèrera rester sur ses 4 pattes.

Voilà, en espérant que ces quelques conseils vous seront utiles….Il y a néanmoins beaucoup mieux : inscrire votre chien (et encore plus votre chiot) dans un club d’éducation. C’est généralement peu onéreux, il y en a partout en France, votre compagnon et vous apprendrez beaucoup de choses vous rendant la vie plus facile, et tous les deux, vous prendrez beaucoup de plaisir.

  Et enfin, n’oubliez pas : il faut que votre chien vous fasse confiance : seule la cohérence vous permettra d’aboutir à ce résultat. Pour cela, considérez le comme un chien, pas comme un enfant, ça ne serait certainement pas faire son bonheur. Et en choisissant de vivre avec un chien, vous en êtes responsable. Responsable de son bien être physique et moral !

 

Et aimez le, il le mérite !

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