La Santé du bobtail

LA SANTE DU BOBTAIL

 

Rassurez vous, le bobtail est un chien rustique , peu adepte des visites chez le vétérinaire. Il préfère nettement aller se balader !

Il n’empêche que, comme tous les chiens, il faut le vermifuger, le faire vacciner, lui éviter d’être couvert de puces et de tiques……bref, lui permettre d’être en bonne santé.

Il peut être , comme bien d’autres races,  affecté par deux problèmes majeurs, la dysplasie coxo-fémorale et la dyskinésie ciliaire primaire.  Vous pouvez vous donner une forte probabilité d’éviter la dysplasie en prenant un chiot dont les parents ont été radiographiés et sont indemnes, vous pouvez vous donner la certitude d’échapper à la dyskinésie en choisissant un chiot dont les parents sont testés indemnes.

 

LA DYSPLASIE COXO FEMORALE

La fédération internationale de Cynophilie définit la dysplasie de la hanche comme un trouble du développement de la hanche entraînant une instabilité articulaire, puis, à terme, des phénomènes arthrosiques générant des perturbations locomotrices. Elle existe dans de nombreuses races, notamment chez le bobtail.

 La dysplasie coxo fémorale est dépistée essentiellement par radio et est rigoureusement cotée.

Dire d'un chien qu'il est dysplasique n'a pas la moindre signification. La dysplasie se mesure suivant un protocole très pointu et à l'aide d'un matériel sophistiqué qui ne peut être le fait que d'experts habilités.

Une cotation de dysplasie doit prendre en compte une multitude de paramètres dont le plus important, dans le cas d'une radio acceptable, qui est aussi le plus délicat à interpréter, est la mesure de l'angle de Norberg.

Angle de Norberg > 105°  A = Absence de Dysplasie coxo-fémorale

De 100° à 105°                B = Absence de Dysplasie coxo-fémorale Conformation imparfaite

De 90° à 100°                   C = Dysplasie coxo-fémorale discrète

Angle inférieur à 90°          D et E = Dysplasie avérée

Tableau comparatif des cotations anglaises et françaises

                      Grande-Bretagne - BVA

                              
  France

                               De 0 à 4

                                      A

                               De 5 à 8

                                      B

                              De 9 à 106

                                C,   D,   E

L'angle varie selon l'âge du chien puisque, par définition, l'hyper-laxité ligamentaire est normale chez le chien en croissance. C’est pour cette raison que les radios sont passées (dans la plupart des cas) quand le chien a 1 an révolu.

         Il semble de plus en plus reconnu que la dysplasie de la hanche n’est pas congénitale.

Quelles sont ses origines ?

-Sans tout expliquer, il apparaît comme évident que l’hérédité joue un grand rôle dans la DCF.

Dans les hypothèses génétiques, l’orientation la plus récente va vers un déterminisme polygénique. Selon : « génétique et sélection chez le chien » du docteur Bernard Denis, le nombre de gènes à prendre en considération n’est pas connu. Une hypothèse est prise  en  considérant un système polygénique à 4 couples d’allèles. Il est supposé qu’il faut trois gènes de dysplasie pour atteindre le premier stade de l’affection : les animaux avec un seul ou deux gènes sont donc cliniquement sains. Ainsi, deux animaux sains peuvent très bien posséder chacun deux gènes de dysplasie. Si on fait reproduire ces deux chiens ensembles, on peut avoir des chiots ayant : 4, 3, 2, 1 ou 0 gènes de dysplasie. Les chiots ayant hérité de 3 ou 4 gènes seront cliniquement atteints. Ceci explique pourquoi des chiens exempts de dysplasie peuvent avoir des chiots atteints.  Le même exemple peut tout aussi bien montrer le contraire : imaginons deux chiens ayant chacun 3 gènes de dysplasie, ils peuvent avoir des chiots exempts. (Puisqu’ils ont aussi des gènes sains). Il n’empêche que plus la quantité de gènes sains est forte, donc chez des chiens cliniquement sains, plus la probabilité d’avoir des chiots exempts est importante.

Toujours dans le même ouvrage, nous trouvons une estimation faite à partir d’en certain nombre d’observations (Willis) :

Sains X sains

de 62,5 à 81,2%

de sains selon les

auteurs de l’étude

(en gros 75%)

Sains X dysplasiques

de 41,1 à 66,8%

de sains selon les auteurs

(en gros 50%)

Dysplasiques X dysplasiques

de 6,7à 37% de sains

selon les auteurs

(en gros 25%)

La solution pour éliminer la dysplasie serait de n’utiliser que des chiens génétiquement non atteints. Mais il est très difficile sinon impossible de les repérer. Que ce soit par leurs ascendants ou leurs descendants, les informations sont toujours insuffisantes pour être certain. (Seulement 20% environ des chiens sont radiographiés).

La solution la plus fiable reste donc celle choisie par la plupart  des clubs de race : éliminer de la reproduction les stades les plus avancés. En n’utilisant que les chiens cliniquement sains ou ayant des « affections légères », à plus ou moins long terme, la dysplasie coxo-fémorale devrait, sinon disparaître, tout au moins reculer.

L’hérédité n’est pas le seul facteur en cause dans la dysplasie coxo-fémorale :

-La vitesse de  croissance du chiot est elle aussi certainement très importante.

Plus la croissance du chiot se fera lentement, moins il sera exposé à la dysplasie.

Le chiot ne doit surtout pas être en surpoids.

-Enfin, l’environnement joue également : pas d’escaliers, pas de trop longues balades… avant que la croissance ne soit terminée.

            Et enfin, comment soigner la dysplasie ?

Il existe des traitements médicaux et des traitements chirurgicaux, en fonction de l’affection de chien. Seul votre vétérinaire pourra répondre à vos questions.  

18 janvier 2013 : Complément d'information :

Dans son numéro de novembre 2012, la revue "Lignées" se fait l'écho d'une étude publiée en 2012, et selon laquelle : " L'existence et la gravité d'une dysplasie affectent significativement l'espérance de vie, à la différence de la dysplasie du coude. On note également que les chiens dysplasiques vivant en milieu citadin ou périurbain survivent plus longtemps que les animaux habitant en zones rurales".

 

LA DYSKINESIE CILIAIRE PRIMITIVE

La Dyskinésie ciliaire primaire est une maladie pulmonaire découverte  chez le bobtail par les chercheurs de l’Université de Lièges en Belgique il y a environ  3 ans. Cette maladie est mortelle, il n’existe pas de traitement pour en venir à bout. Généralement, les chiens en meurent jeunes, mais il existe néanmoins quelques  exemples de chiens malades qui ont survécu jusqu’ à l’âge de 2 ou 3 ans.

Comment se manifeste t elle ? Les chiens toussent et ont des écoulements nasaux. Ne confondez pas avec un simple rhume de votre chien. S’il est atteint de dyskinésie, vous ne pourrez pas passer à coté !

Le coté positif de cette maladie est qu’elle est très facilement identifiable. Il suffit d’une simple prise de sang pour savoir si son chien est malade, porteur ou sain. Longtemps effectuées par l’université de Lièges, ces analyses sont maintenant faites par le laboratoire Antagène.

Face à cette affection, les chiens se divisent en trois catégories :

-Les malades : comme déjà dit, ils ne survivent pas longtemps.

-Les porteurs sains : ils ne sont et ne seront jamais malades du fait de la DCP. Par contre, ils pourront transmettre cette maladie à leurs chiots.

-Les sains : Ils ne sont pas et ne seront jamais malades et ne transmettront pas cette maladie à leur chiots simplement car ils ne sont pas porteurs du gène incriminé.

Votre chien ne peut absolument pas « attraper » cette maladie, ou il nait avec, ou il ne l’aura jamais.

C’est une maladie héréditaire.

Le  gène de cette maladie est de type récessif. Qu’est ce ça signifie ? Lorsque le gène malade est confronté à un gène sain (dit dominant) il ne peut pas s’exprimer.

Dans la pratique :

Vous croisez ensembles 2 chiens porteurs sains : En rouge : chien 1 / en jaune : chien 2

 

                  Porteur                      

                 Sain                                   

      Porteur      

          Malade

            Porteur sain

          sain                     

          Porteur sain

                 Sain

 

  Ce qui, dans un croisement entre deux chiens porteurs sains vous donne la PROBABILITE d’avoir 25%de chiots malades, 50% de chiots porteurs sains et 25% de chiots sains.

 

Si vous croisez un chien porteur sain et un chien sain :

 

                     Porteur                            

                 Sain                       

                Sain                 

                   Porteur sain

                Sain

Sain

Porteur sain

Sain


Donc, cette fois ci, la probabilité et de 50% de chiots porteurs sains et 50% de chiots sains.

Quand les deux parents sont sains, les chiots sont génétiquement sains .

 A l’élevage of Barbary Lane, seuls les chiens sains reproduisent. Tous mes chiens sont testés. Ils l’ont été dés qu’il a été possible de le faire. Pendant quelques mois, l’université de Lièges testait gratuitement les chiens dont on envoyait les prises de sang. Mes chiens ont été testés à ce moment là. (Sauf Guardian qui est génétiquement saine et qui en plus n’était pas née à cette époque). Aujourd’hui, cette analyse est payante.

Lorsque les chiots partent de chez moi, ils ont dans leur livret d’élevage les photocopies prouvant que leurs parents sont sains. Ils sont donc génétiquement sains.

 

QUELQUES CONSEILS RAPIDES ET TRES IMCOMPLETS

-Pensez à vermifuger votre chien. Les chiots doivent être  vermifugés tous les 15 jours jusqu’à l’âge de 2 mois, puis tous les mois jusqu’à 6 mois et tous les deux mois entre 6 et 12 mois. Ensuite tous les 6 mois tout au long de la vie. 

-N’oubliez pas les rappels de vaccins de votre chien. Vaccin les plus courants : CHPL (C : maladie de carré- H : Hépatite de Rubarth - P : Parvovirose – L : Leptospirose. De plus  en plus, le vaccin contre la toux du chenil est recommandé, surtout lorsque votre chien prend part à des regroupements canins. Le vaccin contre la rage est obligatoire si vous emmenez votre compagnon à l’étranger.

L’éleveur a fait primo vacciner votre chiot cers l’âge de 7 semaines (âge auquel les anticorps de la mère ne sont plus actifs). Vous devez faire effectuer un rappel un mois plus tard, puis toutes les années.

-Vous ne devez JAMAIS  laisser un chien dans une voiture exposée au soleil. Le « coup de chaleur » est très souvent mortel.

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-Ne donnez jamais de chocolat à votre chien, c’est très dangereux pour lui.

-En balade au printemps, faites attention aux chenilles processionnaires. Elles aussi peuvent être mortelles.

-Attention aux torsions d’estomac : faites manger votre chien en hauteur (nourrisseurs), fractionnez la gamelle en 2 fois, et empêchez le de faire le fou quelques temps avant et après son repas.

-Comme chez les humains, le surpoids n’est pas indiqué !

-Pensez à traiter contre les parasites externes (essentiellement puces et tiques). Une piroplasmose peut être mortelle si elle n’est pas rapidement soignée.

-Attention aux épillets : ces cochonneries peuvent être  très dangereuses quand elles parviennent à entrer dans une patte, une oreille….

Ces conseils ne sont absolument pas exhaustifs ! Ce sont simplement ceux qui me sont venus à l’esprit.

 

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